Samedi 17 mai 2008
Sans unité de lieu ni de temps. Ou vaguement.

Moi ? BllBleuh.

Ma mère a toujours prôné une vie de bohème monacale (oui je sais c'est paradoxal) et une rigueur intellectuelle quant aux sources ainsi que les termes employés. D'elle j'ai appris le culte du Livre et surtout du dico. Durant mon adolescence foisonnante et approximative, c'était rude parfois. Elle fut rude. Elle me crispait et j'étais pétrifiée de respect. Coup de pied au cul et vazy débrouilles-toi : t'es majeure...

Pile et poils à tes dix-huit ans.

Mais mon père, lui, fut ma mère aussi. Pour résumer, j'ai eu en fait deux pères dans ma life. Ma mère étant mon père des vacances et mon père : ma mère du quotidien et bohème comme on peut faire difficilement au bled. A sa manière, j'te dis pas ! C'est pourquoi quand j'ai découvert, adolescente, le poids du Père : j'en fus atterrée. Je me suis retrouvée devant un daron-blédard-tiptop et il a fallu à l'époque fuir. Fuir le plus loin possible, au risque de ma vie...

Un peu avant tes dix-huit ans. Résultat : un tatouage comme l'évadé de prison. Par exemple.

Et dix-huit ans plus tard : un deuxième tatoo, c'est rigolo... Va savoir pourquoi mais je sais que je suis à nouveau dans un tournant de ma vie, tu sais : le fameux virage nique-sa-mère (oups c'est du lourd encore).

Mes vieux je les kiffe, je les accepte tels qu'ils sont sans ressentiments, ni regrets et ni culpabilités.

J'ai bien compris que nous ne sommes pas tout à fait le produit de nos parents mais plutôt de leurs lignées respectives, toutes deux combinées dans un magma sociétal. Cimer. Je suis apte à me défendre dans la jungle. Et cette jungle j'y suis habituée. C'est mon élément avec toutes les contradictions comprises-comprises.

Et ce laïus pour te dire quoi ? Je laisse le flot-flow se dérouler et je titille mon clavier, laissant l'émotivité s'installer avec la rationnalité comme jeune mariée. Si tu ne piges pas, ce n'est pas grave Octave car mes textes ne sont pas facilement accessibles et c'est volontaire, Clotaire. Je donne mes perles qu'aux mammifères que je préfère même si je ne te connais guère.

MagikW ne perd pas le fil et telle Ariane, je tire mon fil dans le labyrinthe et après avoir côtoyé le Cyclope, je reviendrai ainsi facilement. Du moins je mets tout de mon côté pour revenir.

Je ne suis qu'à la moitié de mon chemin.

Le troisième-oeil-unique s'est posé sur moi.

Oublie : c'est pas comme dans l'Iliade.

Ayé, c'est hard. Je suis sous le feu de son-ton regard. J'en perds le fil.

Non.

A tchao bonsouère.
par Magikwoman
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Vendredi 16 mai 2008
Si j'avais été dans mon service je serais gréviste. C'est presque tout-comme et même : j'étais en formation syndicale.

Ca le fait non ?

Je me retrouve avec des collègues de sections hospitalières que je ne connais guère. Mais l'effet syndicalo-soignant fait le reste. Limite "Illusion Groupale" mais si agréable ! Les qualités humaines de mes camarades me rassurent et me troublent à la fois...

Tiens, spéciale dédicace à Mister Hair car il est celui qui. Le genre de mec qu'il ne faut pas "rater". Une vraie rate tu vas dire, enfoiré. Que neni. Il y en a des qui te remuent d'une façon indéfinissable. Si le Mektoub est en place, je te place : Mister Hair au-dessus du tas ! Et j'attends tes signes en bas de pages avec possibilités possibles pour voir les choses en Grand si ce n'est en 3D à minima ;)).

Rires. Sincères. Comme dab' Gustave.

Ainsi, pour alléger la tension érotique de l'affaire Hair, je tiens à souligner les qualités humaines de tous les participants de ces quelques jours de formation militante. Que de mots et d'actes échangés pour Toi qui me lis, surtout si tu vis en France car des soignants sensibles et impliqués dans la cause miséreuse des services publics rendus, sont quand même là. Eux. Pour la majorité silencieuse.

Après, c'est la ruée vers les quais de banlieue. J'hallucine : le côté speed du truc. Ces masses humaines fatiguées, agglutinées et au plus serré, j'avais oublié. Mézigue circulant toujours en quatre roues ou deux pour le fun. J'avais oublié.

Seul le Diable sait comment j'ai pu tenir en cette journée... Malgré une nuit courtissime because. Because. Et Pierrot le Doux me comble. Soit, malgré tous les instants éphémères mais profondément ancrés, ton regard se perd dans le paysage et dans une étrange somnolence.

A tchao bonsouère.
par Magikwoman
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Mardi 13 mai 2008
Ouyayaye.

Je sais que pour certains, mes effaçages de textes intempestifs sont difficiles car le Diable sait comme j'écris vertigineusement bien... mais bien sûr ma poule : dans tes rêves les plus fous dit mézigue à moi-même ! Rires.

Ben vouaisse il est des choses parfois assez délicates à raconter car c'est trop complexe et l'humour-humeur du jour fait le reste. C'est selon.

Je ne me lasse pas d'aimer les hommes et c'est ce dont je parle le plus mal. J'ai remarqué.

Car sache que MagikW l'Impudique et Grossière (mais non pas vulgaire peuchère !) est une grande timide et toujours l'âge venant je perçois nos fragilités mutuelles et souvent les mêmes, à nous, les Sexes Forts/Faibles.

Qui est l'un qui est l'autre ? Je te laisse la main dans ton Mou à défaut de ton Slip (comme toujours et le Diable sait que la masturbation est bénéfique seul ou accompagné... Waouw : c'est un peu lourd ça non ? Mais sublimement baroque et dada. Mmmm).

Hélas je ne peux me démultiplier. Il y en a tant des bons mecs tendres et chauds et généreux comme du bon pain et ma gourmandise me fait apprécier les menus et souvent les prix à payer certes.

Des fois et je dois dire que MC Libido m'a honorée souvent que ce soit dans l'abstinence volontaire et jouissive comme le moment : "before the Best". Et puis Pof, le meilleur inattendu mais prévisible quoique tu sois surpris(e) moult , te saute à la tronche.

Peu importe la durée, c'est la qualité qui compte et si c'est comme le caviar : je prends et je me sacrifie même pour la Rareté (telle luxe inouï). Oh ouiiii, vive le réel snobisme comble.

Brefbonbref Joseph trève de love-party, le moment est à l'heure syndicale, c'est le minimum requis et si l'état du service le permet, je fais grève le 15 mai. Nonobstant l'indifférence énervée mais passive qui caractérise les masses dites "actives" (d'ici-bien-bas) puisqu'on ne "reconnaît" que celles-ci.

Je suis sur la Capitale et dans la place demain et pendant quelques jours...

Attention tous aux abris !

A tchao bonsouère.
par Magikwoman
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Mardi 6 mai 2008
Ah-Gérard ! Je ririririsette de suite, vois comme je suis facile et bon public, for me certes mais why not ?

P'tain c'est vrai : tu me laisses devant un poker à Las Vegas (si tant est que je joue) et tu me retrouves le lendemain partiellement sous un uniforme d'une blancheur électrique comme si de riens n'étaient. A peine débarquée et déjà et en surplusse, je surfe sur les lames-de-fronts des luttes sociales contre les logiques patronales sans Etat souverain et éclairé pour limiter la casse.

Graouff, ça en jette non ? Rires.

Attends, je fais une pause sur mon balcon...

24 heures plus tard... (Non, j'te rassure pas du balcon ! Quoique, je n'aurais pas dit non). Des fois il me prend des moments de crises paranoïdes et lorsque je songe à tout ce que je te balance-là, j'me dis souvent : "Hoplala. Hue-douga-douga la jument." Toujours au bord de la Faute professionnelle ou du Blâme. Waouw.

Mmm arrête... Ca m'excite.

Tiens vois ce que je te balance sans rire et si tu riais (bien jaune) ça me botterait-mouillé sévère.

Number one (et non des moindres) : il est question d'installer dans certains services et certaines structures des caméras de surveillance... Gloup. Moi qui croyait, il n'est pas si longtemps, que la Psychiatrie était le dernier Eden Culturel. Snif je pleure sur les derniers reliquats de la recherche et de l'humanité.

Chié-merde-quoi ?-prout.

Number toooo (les derniers seront les premiers) : Il est question de fliquer certains services et certaines structures. Une bonne bouille sympathique qui peut te coller des procès-verbaux (=PV... j'vois : tu connais). Dans les services, en intra, dans son intimité première voici la Psychiatrie violée publiquement par le Profit. Incrrrrédibleule. Tu sais pourquoi ?

Un monde de Gue-dins (grelin-gredin). Et tout ça pour ça : la lutte contre le Tabac (Vade Retro Satanas) nouveau Diable. Keske j'en ai à foutre de leur hygiénisme frisant le nazisme ! Pouah.

En effet l'Enfer est pavé de bonnes intentions et surtout de bonnes raisons. Le tabac est certes nocif (c'est bon on sait) et il est souvent à l'origine de feux intempestifs. Logique. Sauf que depuis la généralisation abusive de l'interdiction de fumer, les patients fument en cachette sous leurs draps. D'où une légère augmentation du phénomène incendiaire. Logique.

CQFD.

A tchao bonsouère.

par Magikwoman
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Lundi 5 mai 2008
Dis, ch'suis vachement mauvaise vacancière. Je revendique.

Munie de mon seul téléphone mobile pour les images rares et minis films infimes. Ca m'suffit, les images mentales, empreintes neuronales. C'est marquant et ça demande du temps. Tes mains sont libres et agiles c'est selon pour modeler à défaut de cliquer-tu-piges-? et pas d'intermédiaires entre ton regard et l'Autre. Ou le moins possible. Juste ça m'suffit et le reste : souvenirs imaginaires.

Et puis les cadeaux ? Nulle.

Mon pote, pas le temps de flâner pour l'objet : je déteste ça. L'achat touristik pour faire plaisir et surtout dans les lieux touristiques : difficile voire impossible. Bref, Joseph j'ai bien pensé à toi mais je n'ai pas le moindre présent pour toi... juste ma bonne humeur (profite, profite) et mon joli bronzingue et je te décrète : " touche avec les yeux seulement " bien que (oui je sais) toutes choses sont périssables en soi.

J'me marre.

Les collègues en ce retour de vacances : "Cava-cété-coule-tutééééclatée ? " et toi tu réponds comme tous et comme toujours : "Supermagnifikmerci ". En faisant dans le style court et synthétique vaguement. C'est un peu ma jungle secrète. Alors tu vois bien : j'en déçois certains !

Pas d'images et causerie minimale.

L'entourage te flatte au départ parce que : " ça-va-te-changer-les-idées, oublie tout ! " Sauf que ça continue au contraire et encore plus dans le sens de mes idées. J'oublie mon job ? Oublie et va.

Ah je te vois venir de loin archi loin et comme prévu il ne manque pas la question sexuelle, puisque j'ai beaucoup goûté effectivement. Ca rate pas. Olé pour nos fantasmes mutuels, je te laisse la main dans le slip.

Tu remarqueras qu'on demandera rarement à un couple : " Alors, vous avez bien baisé ? ". Je dis ça, ça a voleté.

As-tu vu un jour une fleur de bananier ? Le Sexe Rouge version Césaire. Et tu rêvasses à ce qu'il se passe dans la moiteur. GRrrr.

Chaude l'île. Chaude. Va pas croire que. Je te le redis : mauvaise vacancière ! Résistèje à la tentation ?

Bons baisers où tu sais.

par Magikwoman
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Samedi 3 mai 2008
Voici les dernières heures que je goûte comme le ti punch que je savoure et plus tu vas vers la fin et plus c'est sucré.

Ou comme le "pétard-sans-fin" du Rasta Fanfan la Tulipe. Oui je pense à toi cher Fanfan, venu avec tes deux enfants merveilleux et sages sur la plage. Tu m'avais dit : "Je suis ton Ami Sister " d'une manière mais d'une manière ! Ce fut l'unique et dernière fois que je l'ai vu ce  mec. Serrage de pinces fluidique et si le destin nous croise à nouveau, c'est cool. L'herbe locale je l'ai fumée bien sûr mais elle m'a été offerte ce qui est plus beau. Et les Dieux savent que ça fume ici, avec les odeurs d'accras et de colombos : les volutes s'échappent et se hument où que tu ailles.

Sensations courtes et longues à la fois. Je repars oui, d'où je suis venue par le plus grand des hasards. Successions d'évènements marquants.

C'est de l'ordre de la Destinée. De ma destinée.

Et j'emporte avec moi le mieux et le peu que je possède si tant est que je suis propriétaire de quoique ce soit.

Prête pour retrouver notre joyeuse et chaleureuse Métropole comme une porte de prison (j'exagère à peine Madeleine) mais on s'adapte, on s'adapte et on va continuer de résister à notre façon. Avec des perspectives tropicales en sus et je remue mon brevage avec bois lélé.

Si ça se trouve en rentrant au domicile bien-heureusement loué, je vais trouver les ruines d'un tsunami. Fort envisageable, peu probable mais risqué. Allé, j'suis prête au combat, ma tenue de camouflage et surtout d'élite (Rires) telle ma peau dérisoire toujours enfilée.

J'exige, quand je vais "rentrer" (on se demande où d'ailleurs et moi la première) que le terrain soit bien désherbé et déserté, que je contemple le lointain horizon seuletoute. Sinon je n'y reviens plus.

J'exige sinon ça va barder.

Pourquoi ? Tout simplement : après du Mozart zouké-love ou compas-sé, faut du silence histoire que l'écho de la mélodie suave te chuchote encore des mots doux et tendres dans les creux de tes deux oreilles. Et voui.

Et puis tu fermes tes deux yeux... en gardant le Troisième Oeil bien ouvert.

Mmmm.

A tchao bonsouère.
par Magikwoman
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Dimanche 27 avril 2008
OuhOuh. Toujours là, fidèle au poste pour te raconter n'importe nawak ce n'est pas grave, si tant est que rien-rien n'est  grave Gustave. Quoique.

Je viens d'avoir une grande discussion philosophico-socio-machin-truc : le Populaire et l'Universel.

Vaste débat mon Cher. Mozart est-il universel plusse que Cheb Khaled par exemple ? La poésie de Césaire est-elle plusse mieuxxe que celle du Ministère Amer ? Ou NTM ? Est-ce la traçabilité qui compte dans la durée décrétée par les élites ou est-ce le hic et nunc décrété par le Moment ? Le Populaire est-il voué aux sombres appartés ou est-il commun ?

On me dit que le Populaire est vulgaire et par une moue désabusée on écarte ses expressions. Mais les élites elles-mêmes se sont nourries de la culture populaire. Parfois. Non ?

Bon. J'veux bien, les opéras de Mozart ça frise le nombre d'or. Soit. Ca me fait de belles gambettes, tiens. Sauf que mézigue dans sa courte temporalité, le Populaire ça me botte et même avec trois "T". Qu'en ai-je à foutre de la sécularité et j'aime l'éphémérité du superficiel-non-édité-ché-Gallimard. Ca me botte la langue de la rue et ses expressions et ses mouvances. Je trouve qu'il y a une certaine universalité là-dedans, dans la populace, même si elle a faim, même si elle n'a pas cette Culture admise par ceux qui ont eu la chance d'étudier.

On me rétorque qu'un peuple affamé ne peut produire de l'Universel. Je m'insurge. C'est vrai et pas vrai en même temps. Mais si tu es repu, tu ne produis rien et sans ceux qui n'ont rien tu ne crées pas. Non ?

Ah. Qu'on me répond. Il s'agit de Génies alors. Bon. Ok.

Je glisse à tout hasard mon Maître San-Antonio. Plus populo que lui tu meurs. Plouf dans la mare. On ne connaît pas ce Génie. Pour le coup. Certes il a la Culture et surtout le Chien ! Moi je revendique !

Pas grave, j'me marre. Rires.

Ce n'est pas tout. Durant ce voyage non terminé à l'autre bout du petit bout de la Terre, en dehors des reliefs et récifs et sables en tous genres, je goûte de loin à l'art de vivre des Locaux, je les flaire et les hume et les entend comme de loin, à la fois proche et loin mais tellement proche pour ne pas dire imminente.

Bons baisers où tu sais.
par Magikwoman
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Mardi 22 avril 2008
Passons la beauté stupéfiante de cette île, tu peux t'y rendre ou regarder des photos tu sais bien que je ne vais pas te la jouer :"superlesvacancesj'méclate". Pas tout à fait. Car, c'est bizarre mais comme je te l'ai dit hier, j'ai comme une sensation de déjà vu et donc le dépaysement n'est pas total pour mézigue.

Le seul truc vraiment dépaysant et folklo pour le coup c'est que nous sommes en France ici : incrrrrredibeule ! Difficile d'expliquer cela à mes petits lutins qui sont ma progéniture réunie et définitive. Ben ouais on est à 7000 kms de la banlieue-bien-de-ché-moua...

... Koua ? Où est-ce chez moi, tu le sais toi ? Si tu as un indice, phone moi ça m'intéresse.

Allé, on va dire que je suis chez moi partout, une vraie apatride-caméléon avec toujours trois sous dans la poche comme le Juif Errant. Ca me va comme image. Libre autant se faire que peu. Rires.

P'tain, j'suis une mauvaise vacancière ! Je pense toujours taf (et cela ne m'est point pénible) dans le sens des possibilités possibles, j'oublie l'appareil photo (que je n'ai pas) et fuis comme la peste les lieux touristiques. Je déteste le Touriste. Je le flaire de loin. Pourtant ici je ne suis qu'une métro mais... On me confond souvent avec le local. Because mon allure, Arthur.

J'vais te faire sourire. Un jour nous nous sommes rendus avec mon amant de l'époque manifestement bien plus jeune que moi à Amsterdam. Un week-end ensoleillé dans cette ville splendide et son art de vivre qui, lui, m'a dépaysé total. Du luxe, du calme, de la volupté et de la nature. Tiens : fume, ce n'est pas du chiqué là-bas ! Donc, nous avions fui avec application le centre touristique pour nous perdre à pinces dans la banlieue de la ville. Nous nous tenions par le petit doigt comme les Tunisiens. En France on nous aurait maté à l'envers. Les Hollandais, eux, ne sont point regardants ! Preuve en est une dame nous accoste dans sa langue incompréhensible... J'avais parié qu'elle nous prendrait pour des autochtones. Gagné ! On était trop fiers.

Ici à Madinina, j'vais bientôt me fondre dans le paysage si ça continue. Et le plus marrant, c'est que je laisse faire le Destin et il vient à moi, presque sans effort. C'est bon je me laisse porter et les évènements et rencontres se précipitent. Douga-douga.

Ce qui me prend du temps aussi c'est de maintenir la blancheur virginale (de gosses) des appartements qui me sont prêtés. C'est une vraie prouesse que de contenir les cyclones enfantesques aux doigts pleins de chocolat !

Ah tu rigoles mais j'aimerai t'y voir hein.

A tchao bonsouère.
par Magikwoman
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Lundi 21 avril 2008
Comme je t'ai promis, voilà j'ai atterri depuis plusieurs jours maintenant et c'est comme si j'y étais depuis longtemps.

Un air de déjà vu, un petit air d'Alger, la ville fayolaise. Des endroits, une ambiance qui rappelle les belles années de l'Algérie. J'te jure !

Mon voyage n'est pas touristique tout à fait. Je vais essayer de faire un tour vers la psychiatrie d'ici. Histoire de voir et de m'émouvoir maybe.

Ca va je ne fais pas trop "métro" (un peu quand même because rougeurs cramantes) ici, vu que je suis chaperonnée par des Martiniquais de "souche", des blancs et des noirs et des marrons. Comme on se sent bien dans un pays métissé, sans dec ! Tout en étant en France, c'est merveilleux.

A noter : peu de présence policière visible, ça fait drôle par rapport à la Métropole.

Brefbonbref Joseph, je ne peux guère m'attarder vu que je n'en ai pas assez vu encore. J'attends le moment de circuler seule au gré des quartiers et du littoral caribéen ou atlante.

Hasard ou pas, j'arrive aussi au moment des obsèques d'Aimé Césaire, celui que j'ai appris à connaître en cours de Français... à Alger et ma prof à l'époque était... la femme de mon actuel hôte ! C'est toujours troublant, ces petits signes qu'on veut bien relever, même si ce n'est que le hasard bien sûr...

Sois pas trop dégoûté, je vais à la plage de suite pour un bain ou deux avant de me perdre dans la ville. Un ti punch pour l'appéro et accras tiptop croustillants.

Bons baisers où tu sais.
par Magikwoman
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Mercredi 16 avril 2008
Allé, j'allège l'ambiance et les textes pour une lecture plus plaisante. Ce que j'efface sera repris ultérieurement sinon tant pisse, faut qu'ça glisse ! J'aime l'art é-fée-mémère t'as deviné...

Je te chuchote quelques fois dans le creux de l'oreille quelque anecdote qui n'aura une durée de vie que limitée, ça fait partie du trip.

Des fois c'est trop intimo-relou-pas-jojo, le truc qui te flashbaque comme un boomerang. Ou comme un gros défaut. Ou comme.

Ok pour supprimer ? Ok. X.

J'y reviendrai, en mieux tu connais mon investissement littéraro-littéralement désintéressé et sans complexes que j'ai à ton égard... Ô Vous L'Aléatoire-Cyberlecteur, toute spécifikment à Toi dévouée !

Une maladie infantile me maintient en mes appartements bienheureusement mais. Bave de p'tit crapeau et administration des remède-câlin-remède-câlin-re. Et je déserte les services. Stand by, intermède-môman-snif avant trip créole, j'vas te raconter.

Toujours régler, ajuster, tout ranger. Bons plans supplétifs estivaliers prévus dans unités fétiches et équipiers sauvages ! Et puis quelques formations acceptées. Enfin les factures honorées. Les papiers rangés. Affaires classées et résolues. La chambre des enfants rangée : "On joue à ranger ?" Chicorée. Je passe la baraque au Karschëèer (ça s'écrit comment, tellement ça te sonne bien à l'oreille ?). Fée de son logis, la Sorcière !

Rires.

Au dessus de mes fourneaux, je mijote une magik-potion... Gloup. Bientôt midi. Une purée-maison. Une vraie ça te djis ? J'y go.

...

Après le recul (ou régression, c'est idem) pour prise d'élan... Cayé je saute. Waouw, je plane ou  quoi ?

Quand j'atterris, j'te le confirme, Chéri.

A tchao bonsouère.

par Magikwoman
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